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Palestine - 14 novembre 2014
Par Comité Action Palestine
Article publié sur le site du CAP le 5 novembre 2014.
La dernière bataille de Gaza de l’été 2014 s’inscrit dans la logique des guerres que l’Etat sioniste déclare de manière régulière au peuple palestinien et à sa résistance. Que ce soit la guerre de 2008-2009, celle de 2012 ou celle de l’été 2014, ce fut un échec pour l’Etat sioniste et des victoires toujours plus nettes pour la résistance palestinienne. Il s’agit donc de comprendre pourquoi le régime israélien maintient cette logique d’agressions récurrentes sachant que chaque nouvelle guerre démontre et aggrave ses faiblesses, d’appréhender les facteurs du renforcement de la résistance palestinienne et enfin d’analyser les conséquences politiques de ces guerres pour le peuple palestinien.
1 - La logique guerrière de l’Etat sioniste et ses contradictions
Depuis la libération de Gaza en 2005, le pouvoir israélien mène avec une périodicité de deux ou trois ans des guerres d’agression à l’encontre des Gazaouis. La première attaque remonte à 2007 et s’est faite indirectement par l’intermédiaire de la frange collaboratrice du Fatah qui a tenté un coup d’Etat contre le Hamas. Ce plan fomenté par Israël et les Etats-Unis fut un fiasco à l’épreuve du terrain. Puis 3 autres agressions ont suivi, en 2009, en 2012 et en 2014, cette fois-ci engageant directement l’armée sioniste. Si à chaque fois, le bilan humain et les destructions matérielles furent très lourds pour les Palestiniens, il apparait aussi clairement que ces différentes agressions ont constitué des défaites pour Israël. En 2009 et 2012, les opérations terrestres furent stoppées rapidement et avec succès par les combattants palestiniens et Israël n’a atteint aucun de ses objectifs militaires et stratégiques, en particulier le démantèlement de l’organisation de la résistance. En 2014, l’échec de l’entité sioniste est plus probant encore, car non seulement l’offensive terrestre s’est apparentée à une débandade mais aussi parce que l’entité coloniale a été acculée à réclamer, à mendier un arrêt des hostilités et à faire des concessions de taille, au moins formellement, à savoir la levée du blocus.
Il est possible d’identifier deux raisons qui poussent le colonisateur israélien dans cette logique guerrière et autodestructrice car in fine chaque nouvelle bataille vient approfondir les failles du l’Etat colonial et aggrave son affaiblissement. La première raison est d’ordre structurel, c’est-à-dire que dans une guerre asymétrique, comme l’a montré Clausewitz, le temps joue pour la défense, en l’occurrence la résistance palestinienne ici. Ne pas agir pour Israël, c’est laisser les Palestiniens mieux s’organiser et mieux s’armer, c’est-à-dire devenir de plus en plus forts. D’où la nécessité d’intervenir militairement pour tenter d’empêcher ce processus même si les coûts d’une intervention sont très élevés. La seconde raison, plus conjoncturelle, et qui a aussi déterminé le calendrier de l’offensive sioniste, est le rapprochement de la résistance palestinienne avec les éléments de l’axe de résistance, en particulier l’Iran. C’est pourquoi, dans chaque guerre, l’Etat-Major sioniste tente d’éliminer les leaders de la frange militaire pro-iranienne de la résistance.
2 - Renforcement et maturation de la résistance palestinienne
Par une sorte de principe des vases communicants, le temps et les guerres affaiblissent les sionistes et renforcent parallèlement la résistance palestinienne. La guerre de l’été 2014 a objectivé les éléments de cette puissance acquise souterrainement par la résistance. Parmi ces éléments, il est possible de relever quelques points saillants : la coordination des diverses organisations palestiniennes au niveau militaire, politique et diplomatique ; la constitution d’un armement plus puissant, plus sophistiqué, capable de déstabiliser l’ensemble de la Palestine occupée ; l’amélioration des techniques de guérilla et l’importance des pertes militaires infligées à l’ennemi ; la résilience des Palestiniens de Gaza et leur capacité à mener des guerres plus longues pour faire plier l’ennemi.
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Source : Comité Action Palestine
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